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La passion envers et contre tous

* Source photo : Little chien

Je crois qu’en ce moment c’est clairement mon « leitmotiv ». Je suis passionnée de base. Quand quelque chose me plait, je me lance à corps perdu et ça en devient une idée fixe. Puis un jour, je sors la tête de l’eau et je passe à autre chose. Mais quelque soit ma motivation elle me captive totalement. Que l’on parle d’une personne, d’un projet boulot, d’une nouvelle activité…je suis du genre obsédé(bizarrement ma compta n’arrive pas à me faire cet effet). Mais souvent les choses me passent. Peut être parce que ça n’avance pas assez vite à mon goût. Puis la vie reprend son chemin et une nouvelle idée arrive.

Voilà, je suis passionnée, têtue et obsédée mais je passe aussi très vite à autre chose.

Des « passions » j’en ai à la pelle et difficile pour mon entourage de toujours me suivre (quoi que Claire s’en sort pas trop mal quand même) mais s’il y a bien une « passion » que je ne lâche pas depuis quasiment toujours (oui on va pas se mentir à 6 mois j’en étais au stade « mangerrrrrrrr ! dormirrrrrrrr ! ») c’est la couture. Je me souviens qu’à l’âge où l’on veut être cuisinier ou cosmonaute je voulais coudre des robes pour Emmaüs (cherchez pas, je ne sais toujours pas pourquoi…) mais je voulais aussi être chef cuisinier pour tout manger (ouf). Quelques années plus tard, je commençais la couture (maman a ressorti les photos de mes premières créations…merci mais non), j’étais ado et fan du Japon. A ce moment je voulais être traductrice, un peu, et, créatrice de vêtements, beaucoup. Encore un peu plus tard, je viens de passer la majorité, je m’attaquais aux études supérieures et là je voulais créer ma marque de vêtements pour homme et garçon et cette fois je ne voulais que ça. Depuis mes 6 ans je rêve couture nuit et jour. Alors cette fois, je me suis lançée dans des études de mode et de couture. Je serais bien tentée de vous dire : mais quelle boulette ! Je pourrais aussi vous dire que je suis pleine de regrets parce que mes trois années de mode ont été difficiles psychologiquement (l’année de psy qui les suit le confirmera). Trois ans après, j’ai presque envie de vous faire un bilan désastreux : j’ai bossé un peu dans la mode mais j’en ai été dégoutée. Mes expériences ont été destructrices sur le plan financier. Trois ans à morfler dans une ville qui demande beaucoup d’argent pour survivre ( A que coucou mon proprio qui me ruine chaque mois). Mais en réalité, je suis incapable de vous dire que je regrette. Parce que mon rêve à moi c’est de créer de mes mains.

La couture m’obsède depuis toujours et ça ne passe pas.

La preuve, il y a 1 an j’ai lancé mon blog sur la couture, couturedebutant.fr, c’est un gros bébé qui grandit tellement vite et qui m’offre une vie que je commence à aimer. Il y a un peu moins d’1 an j’ai tout envoyé valser, j’ai lâché mon boulot de vendeuse, pris des risques aux yeux de mes proches et je me suis dis que, oui, la couture fera partie de mon futur. Parce qu’en réalité, une passion c’est un vrai carburant. J’ai souvent de gros coups de mou, des crises d’angoisse rien qu’à penser à demain mais je ne sais pas comment l’expliquer, moi j’y crois. J’y crois plus que tout dans ce monde. Je suis prête à tout envoyer valser et ne plus écouter personne. Moi qui ai besoin d’avoir l’avis du monde avant de me lancer, je n’ai jamais demandé l’opinion de qui que ce soit à propos de mes projets « couture ». Je fais ma couture et je m’en fous de ce que le monde pense. A 15 ans j’étais la fille bizarre qui se faisait des vêtements étranges (okkkk très étranges) et 10 ans plus tard je suis la fille qui ne démord pas. Tant pis, si je ne suis pas une grande styliste reconnue, tant pis si je n’ai pas un salaire qui arrive tous les mois à heures fixe et tant pis si je suis incapable de vous dire ce qui va m’arriver dans 1 mois parce que vous savez quoi ? Et bien, je suis heureuse avec ma couture. Moi j’y crois, parce qu’il n’y a que ça qui me fasse avancer. Et la vie ce n’est pas qu’une histoire de circonstance et de situation, en fait c’est l’histoire qu’on lui dicte. Avoir peur, ce n’est pas forcément mal, mais il faut savoir croire en quelque chose et faire en sorte que cette chose existe. Finalement, c’est assez facile de se cacher derrière des peurs et de fausses excuses « oui mais si demain il arrive quelque chose tu fais comment? ». Et bien, déjà, attendons de voir si le problème arrive et puis en attendant plutôt que de rester sur sa chaise autant faire quelque chose qui nous plait, non ? Alors même si aux yeux du monde, votre vie n’est pas idyllique, tant pis, si elle vous passionne, ne vous posez pas de question et foncez.

Et demain, vous serez heureux et le monde envieux.