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Être styliste photo c’est… my work #1

Veste et pantalon The Kooples

Happy Friday mes Ouistitis,

Ce n’est pas un secret, dans la vie je suis styliste.

Je vous en parle souvent ici sans donner de détail. Je dois même dire que l’existence de ce blog est directement liée à mon job. Pourquoi? Lorsque je l’ai créé j’étais stagiaire, enfin numéro 45822012 dans un grand bureau de tendances. J’y ai passé 5 mois, merveilleux, avec une maitre de stage à la réputation tenace. Je ne vais pas cracher des heures sur elle et sur cette boite. Pourquoi? Parce qu’être stagiaire, c’est parfois apprendre des choses passionnantes et être formé mais souvent c’est l’école de la vie. Tu arrives pleine de bonnes intentions et surtout pleine d’espoir et tu comprends très vite que çà ne sera pas suffisant. On m’a mise dans le bain directement, je suis arrivée pour mon 1er jour de stage et aussi mon 1er jour à Paris, ma maitre de stage m’avait déjà oubliée. Elle m’a « posée » sur une table et m’a dit « je reviens dans 10 min ». C’est fou comme 10 min passent plus lentement à Paris ! Quelques heures plus tard, à la photocopieuse je fais la connaissance des stagiaires et à peine arrivée on me lance « si tu finis ce stage t’es une warrior », ah ok… Tout çà pour vous expliquer que ce blog c’était ma bouffée d’oxygène durant ce stage, c’était le moyen de faire des choses en rapport avec mes études. Aujourd’hui c’est une drogue. Hors de question de m’en passer et pour être tout à fait honnête c’est un atout dans le travail. Je travaille en freelance, ce qui veut dire que je suis indépendante. Je n’ai pas de patron mais des clients qui m’embauchent sur des missions plus ou moins courtes. Cela fait 2 ans maintenant que j’ai commencé. C’est encore compliqué mais j’aime vraiment ce statut. Je fais beaucoup de missions différentes et l’une d’entre elles est le stylisme photo.

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Veste et chemise The Kooples, noeud Celio

Mais qu’est ce que c’est ?!?

Un styliste photo travaille sur les séries photos pour les magazines ou sur les campagnes publicitaires. Il constitue les tenues que l’on retrouve sur ces photos. Lorsque c’est pour un magazine on fait un édito. Il y a un thème en accord avec le photographe et le scénographe. Le styliste doit trouver des vêtements qui correspondent à ce thème. C’est une sacrée mission, car les photos sont faites longtemps avant leur parution. Il faut trouver des vêtements de la bonne saison, des marques adaptées au magazine et il faut que le tout fonctionne ensemble. Pour cela, on emprunte à des bureaux de presse. Ce sont des entreprises qui représentent des marques et qui font en sorte que leurs marques soient le plus présentes possibles dans les médias. Après on peut aussi emprunter directement aux marques. J’aime aller chez de jeunes créateurs qui n’ont pas forcément encore une belle visibilité, mais qui ont un vrai talent. Enfin, on peut aussi créer les vêtements. Beaucoup de stylistes ont, comme moi, la double formation, c’est à dire qu’ils sont styliste et modéliste ce qui permet de dessiner et de fabriquer le vêtement. Lorsque l’on travaille pour des campagnes publicitaires, ce n’est pas forcément pour les marques de prêt à porter. Les publicités pour Renaud aussi nécessitent d’un styliste. Ici, le travail est différent. Ce n’est pas le vêtements que l’on met en avant mais bien le produit à vendre. Il faut créer un personnage qui représente la cible visée. Le potentiel client doit se retrouver dans le personnage pour avoir envie d’acheter.

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Et concrètement ça se passe comment ? 

Prenons l’exemple de cet édito réalisé avec le très bon photographe Jérémy Esteve. Ce shooting est notre première collaboration. Il m’a appelée un jeudi à 11h pour me proposer un shooting le dimanche à partir de 20h. Il m’explique son projet et ses envies. J’ai donc 3 jours pour trouver un stylisme qui correspond à ses envies et les attentes des différents acteurs de la série : le photographe, la maquilleuse, le modèle et son agence. J’ai donc contacté des bureaux de presse et des marques pour leur emprunter des pièces pour ce shooting. Une fois que j’ai fait le tour des marques, il me manque encore des pièces, je fouille donc dans mes placards et ceux de mes amis. Je réfléchis à ce qu’il faudra créer et j’achète le matériel en conséquence. Une fois sur place, il faut s’adapter au changement de dernière minute. En l’occurrence, le mannequin prévu est malade, c’est donc un tout autre profil qui se présente. Il ne fait pas la même taille et n’a pas du tout le même profil. Il faut s’adapter tout en répondant aux attentes du photographe qui a déjà une idée précise de ce qu’il veut. Pour réaliser une seule tenue, il nous faut des dizaines de pièces. Tout est à prendre en compte : le modèle, les lumières, les matières, le tombé du vêtement…le tout fait qu’il faut essayer de nombreuses pièces avant d’obtenir le résultat souhaité. Une fois les pièces choisies, il faut rester présent derrière le photographe et vérifier que chaque pièce est bien posée, que chaque pli est au bon endroit et réajuster lorsque le modèle bouge. Il faut être attentif et avoir l’oeil car, une fois en photo tous les détails se remarquent.

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Photographe : Jérémy Esteve
Stylisme : Margaux Faes
Make-up : Virginie Hullaert
Modèle : Sebastien Degut / Rockmen

1- Veste et chemise The Kooples / 2 – Chemise Levi’s / 3 – Chemise et Perfecto The Kooples / 4 – Veste The kooples, T-shirt Sébastien Blondin / 5 – Veste Julius

Les coulisses sur Instagram

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Que pensez-vous de cette série photo ? Et du thème de l’article ?