Europe, Home, Turquie, Voyage

Visiter Istanbul en 3 jours

Comment ça ???? Elle va nous parler d’Istanbul alors qu’elle n’a pas fini sa série sur le Vietnam. Ouaiiiiip mais, en même temps, je suis allée 5 fois à Barcelone et je n’ai encore fait qu’1 seul article. Je ne vous ai même pas parlé de Lisbonne… Oui, je n’en fais qu’à ma tête. C’est que j’ai envie de varier un peu. Aujourd’hui, je suis allée voir dans ma série d’articles qui est en « attente » et hop ! j’ai pioché Istanbul, comme ça ! Alors, partons à la visite d’Istanbul !

3 jours à Istanbul – Turquie

Transport & logements

Je suis partie avec ma maman et mon papa pour fêter les 20 ans de ma maman (oui j’ai le sentiment qu’annoncer l’âge de quelqu’un peut être un peu dangereux alors nous dirons qu’elle a 20 ans et tant pis si j’en ai 28). Ma maman avait très envie d’y aller, alors j’ai dit « on y va ». On a donc commencé par regarder les offres « avion + hôtel ». C’était bien mais j’ai quand même eu envie de vérifier si on ne pouvait pas trouver moins cher. Du coup, j’ai trouvé le même avion + le même hôtel que dans le pack mais 200 euros moins cher par personne (oui oui oui). C’est une bonne astuce quand on est un peu perdu car on a aucune bonne adresse conseillée par nos proches. Je fais souvent ça. Je regarde d’abord les packs, puis je fais mes recherches toute seule. Par exemple, même quand j’utilise un comparateur pour les vols, je vais vérifier, sur une autre fenêtre en mode privé, si le billet est au même prix sur le site de la compagnie. Parfois il y a quelques centimes d’écart et parfois plus (exemple un aller retour Barcelone-Paris que j’ai eu 50 euros moins cher en passant directement par le site Ryanair). Du coup pour ce voyage, nous sommes partis en février, mois un peu froid mais à l’avantage de ne pas être inondé de touristes et carrément pas cher !

Compagnie avion : Pegasus
(pour la petite blague : l’avion de la compagnie qui a loupé la piste d’atterrissage pour se bloquer sur une falaise en Turquie, c’était la semaine avant notre départ…mouhahaha)
Prix : 111 euros aller-retour
Nous étions 3 dont 1 seule valise en soute qui coûtait 20 euros l’aller-retour.
Aéroport d’arrivée : Sabiha Gökçen
(attention il y en a 2, celui là est plus loin du centre que le principal)

Transport jusqu’au centre d’Istanbul : Taxi

Nous avons fait réserver le taxi par l’hôtel, ça nous a coûté 40 euros pour trois. Il était là dès notre arrivée  ce qui est super. Nous savons que nous avons payé plus cher que si nous avions opté pour un taxi choisi par nos soins à l’arrivée, mais nous nous sommes offerts le confort de ne pas se prendre la tête. Il est possible de faire le trajet en transport en commun mais il faut prendre 2 à 3 bus différents pour atteindre le quartier des hôtels qui se trouve dans le centre.

Vue depuis le bateau sur le Bosphore

Hôtel : Basileus Hotel
1 chambre 3 personnes
4 nuits : 154 euros (au total pour 3)
Petit-déjeuner buffet compris dans le prix
Adresse : Küçük Ayasofya Mh., Şht. Mehmet Paşa Sk. No:1, 34122 Fatih/İstanbul

C’est un petit hôtel situé dans le quartier historique à quelques minutes à pied de la grande Mosquée bleue et de l’église Sainte-Sophie. Il est parfaitement situé dans un quartier à touristes mais qui a l’avantage d’être très pratique. Il y a de nombreux restaurants autour et des bons comme celui juste en face de l’hôtel qui est super et qu’on a regretté de ne découvrir que le dernier soir. L’hôtel n’est pas très grand, les chambres sont dans le pur style turque, les lits sont confortables, la salle de bain est très simple. C’est un bon hôtel petit budget sans pour autant tomber dans l’hôtel dortoir. La salle de petit-déjeuner se trouve au sous-sol avec un buffet très correct. Il faut dire que je ne suis pas un bon juge d’hôtel, j’en fais peu et je n’aime pas spécialement ça. Mais, honnêtement, j’ai trouvé cet hôtel bien pour son prix. Les hôtes d’accueil sont supers car attentifs à chacun, donnent de vrais bons conseils et s’assurent que tout se passe toujours bien.

Manger & Boire (et chicha ?)

Durant les 3 jours sur place (nous sommes arrivés un soir, nous avons fait 3 journées sur place, puis nous sommes partis le matin de la 5ème journée). Nous avons suivi le guide, c’est à dire Mamannnnn (vous commencez à le savoir, c’est la reine de l’organisation. Elle organise et nous, on guide sur place car pour le coup, l’orientation c’est mon domaine et celui de mon père, pas le sien). Elle avait repéré quelques adresses qui ne nous ont pas déçues. Nous avons aussi eu une très mauvaise expérience, la classique de chaque voyage, forcément. Je vous détaille les différentes adresses :

Palatium – Coup de coeur
Restaurant, bar et chicha
Prix : €€
Adresse : Cankurtaran Mh., Kutlugün Sk. 33-35, 34122 Fatih/İstanbul

Il se situe sur les ruines d’un palais byzantin. Ils ont encore accès aux ruines qui se trouvent en sous-sol, vous pouvez y aller durant les horaires d’ouverture du restaurant. Il est construit au dessus et une partie du sol est en verre pour admirer les ruines vues d’en haut. C’est un lieu dans un esprit un peu cocoon à la turque avec quelques tables et beaucoup de canapés pour se poser et manger ou fumer la chicha. Nous ne sommes pas dans un lieu typique, mais plutôt un restaurant à la mode. Nous y sommes allés 2 fois avec grand plaisir. La carte des plats est top. J’ai trouvé leur pide (pizza turque) très bonne et le Kunefe (dessert à tomber par terre) top aussi. Petit plaisir, ils avaient bière, vin et cocktail. Forcément, dans un pays musulman, il arrive souvent qu’on se retrouve avec des cartes sans alcool du coup, pour les bons français que nous sommes, trouver un verre d’alcool pour l’apéro le soir de l’anniversaire de maman, c’est plutôt cool. Côté prix, ce n’est pas excessif sans être bon marché. Les prix vont avec le cadre et la qualité de la cuisine. Nous ne sommes pas du tout amateurs de grands restaurants donc, pour nous, c’est un peu le max que l’on fait en voyage. Le restaurant se trouve dans le quartier de Sultanahmet à 1 minute à pied de la Mosquée bleue, on peut donc aller faire un tour sur la grande place et profiter de la Basilique Sainte-Sophie et la Mosquée avec les éclairages de nuit et l’hyper calme qui y règne par rapport à la journée.

Cesme
Restaurant
Prix : €
Adresse : Küçük Ayasofya Mh., Küçük Ayasofya Cami Sk. No:1, 34122 Fatih/İstanbul

Ce restaurant se trouve face à l’hôtel que nous occupions. C’est le gérant qui m’a conseillé d’y aller. Pour le coup, sans lui, je n’y serai pas allée. Comme il est en plein cœur du quartier touristique, j’avais bien trop peur de la mauvaise adresse. J’ai un principe de base, je n’entre pas dans les restaurants avec rabatteur. Ça m’agace et je ne trouve ça jamais bon signe. Ici, il n’y en avait pas, mais la devanture et l’emplacement ne me faisaient pas envie. Et pourtant ! C’est une super adresse, on y mange super bien, l’ambiance est bonne, les serveurs sont tops et ce n’est vraiment pas trop cher ! Comme c’était notre dernier soir, on s’est totalement lâché. On a pris apéro, entrée, plat et le dessert nous a été offert par le restaurateur. C’était d’ailleurs super bon bien que je ne sache toujours pas ce que c’était ce dessert. Leur anglais est aussi faible que le mien, du coup dur dur de se comprendre. En tout cas, cette adresse je vous la recommande à 2000% !

Lezzet i Sark
Restaurant de rue
Prix : €
Adresse :

Cette fois, c’est le hasard qui nous a mené jusque cette adresse. Ma mère avait noté une adresse, recommandée par certains blogs, qui se trouve sur la grande place face au pont Galata. Sauf, qu’une fois arrivée devant…clairement nous n’étions pas motivés. C’était un grand restaurant avec nappe blanche un peu chip et rabatteur. Certes la vue doit être super mais clairement l’ambiance n’était pas au rendez-vous. Du coup, j’ai proposé de revenir dans les allées du marché qui se trouve autour du Marché couvert égyptien. J’avais ouvert l’œil durant nos passages pour repérer les endroits où mangeaient les « locaux ». C’est LA technique qu’il faut vite maitriser quand on voyage comme ça. En général, c’est bon signe. Du coup, comme mon sens de l’orientation est bon, je suis remontée rapidement jusqu’à l’adresse repérée. Aucun regret. C’est une sorte de restaurant de rue avec un petit étage pour s’asseoir à table. On y trouve les plats classiques pour se restaurer rapidement comme la pide, le boulgour avec de la viande ou le sandwich turque dans une galette (j’ai oublié tous les noms bouhhh). En dessert, j’ai craqué pour un kunefe forcément… Pour vous donner une idée 3 plats + 3 boissons nous ont coûté 77 livres turques, soit 14 euros. Nous y sommes retournés le lendemain comme nous étions dans le coin et que l’adresse était bonne hop ! pas de prise de tête. Il faut savoir qu’entre temps on avait eu le temps de se faire avoir dans 2 restaurants et le goût du risque était moins présent.

Le long du Bosphore

A savoir quand on va manger à Istanbul :

Forcément, ils pratiquent un peu les prix à touristes, alors il faut toujours demander une carte avec les prix. Abandonnez tout de suite s’il n’y a pas de prix, c’est mauvais signe. Ouvrez l’oeil sur les personnes présentes dans le restaurant, vous aurez une idée du type de cuisine que ça peut être et les prix pratiqués. Aussi, à noter, comme dans de nombreux pays, tout ce qui est sur la table, s’il est mangé, vous sera facturé, donc attention aux bouteilles d’eau, au pain et la salade qu’on vous amènera presque à chaque fois au moment de vous asseoir. Et justement, le premier jour, nous nous sommes arrêtés dans une allée couverte avec des restaurants. J’avais plutôt le sentiment que c’était fréquenté par des locaux mais nous nous sommes quand même fait avoir. Nous avons eu le pain et la salade, nous savions que nous allions la payer. Par contre on ne s’attendait pas à ce qu’une pauvre salade avec des oignons et du maïs soit plus cher qu’un plat complet à base de mouton… Ils ont même failli nous facturer une bouteille d’eau qui était dans ma main mais que j’avais déjà en arrivant. Comme je n’ai rien lâché et que j’ai râlé pour la salade, ils ont eu la gentillesse de me laisser partir sans payer ma propre bouteille d’eau… c’est trop sympa !

LA mauvaise expérience du voyage

Le 2ème soir, nous étions sur la place de l’Hippodrome où se trouve la Basilique Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. C’est clairement l’endroit le plus touristique de la ville mais très agréable à faire le soir. Nous avions faim et nous nous arrêtons devant un restaurant qui clairement est une sorte de fast food à la turque. Les plats se payent au poids, déjà, rien de bien rassurant. Avec ma mère nous optons pour une sorte de crêpe au fromage et légumes. Le serveur insiste pour nous dire que ce n’est qu’une entrée, sauf que, vraiment, nous ne voulions que ça. Au moment de partir, nous payons en laissant pile le prix demandé et partons quand ils nous rappellent en hurlant. Scandale, nous le payons avec un faux billet. Billet que je suis allée chercher 3 jours plus tôt dans un bureau de change en France… nous sommes à la fois surpris, choqués et honteux car tout le restaurant nous regarde. Tous les serveurs font de grands gestes, l’un d’eux parle français ce qui nous aident. Je finis par lui donner un autre billet et lui déchire le « faux » billet. Je suis super agacée et c’est en sortant que je réalise qu’on s’est fait avoir. Mon père dit que non, il n’a pas l’impression d’avoir quitté le billet des yeux, je reste persuadée qu’ils l’ont échangé en douce. Nous étions des touristes et ce tour de passe-passe est mondialement connu. Certes ce n’est que 15 euros mais il n’y a rien de plus désagréable que de se sentir honteux puis réaliser qu’on s’est fait avoir. Mes parents et moi voyageons depuis toujours et pourtant malgré l’expérience ça arrive. Une amie m’a consolée en me disant « tu sais bien qu’à chaque voyage il y a un truc qui dérape » et elle n’a pas tort. Sur chaque voyage, je peux raconter le moment désagréable. Parfois ce n’est pas grand chose comme aux Pays-Bas où je n’ai pas trouvé à manger pendant toute une journée. D’autres fois c’est plus stressant comme en Thaïlande où un minibus a failli nous emmener en Birmanie sans nous prévenir et cette fois c’était humiliant. Mais ça nous forge et nous rend plus attentif (depuis je ne quitte plus mes billets des yeux, ou presque).

Visiter Istanbul, les lieux à voir

Passons donc enfin à la visite de la ville. Oui, j’ai décidé de garder ça pour la fin ! Istanbul est une ville immense qui se trouve sur des collines prises entre l’Europe et l’Asie. Elle est coupée en deux par le Bosphore qui est saturé de bateaux de transit et de voyageurs. Cette ville est surprenante par son animation quasi constante. Il y a du monde qui grouille de partout. Les touristes sont eux aussi très nombreux. D’ailleurs, je crois que je serai bien tentée de vous conseiller de ne pas y aller en haute saison. Nous étions là en février, saison plate pour le tourisme et il y avait déjà un monde de fou. Le premier jour, il a fait très beau, c’était un dimanche, quelle foule ! Je n’ose imaginer ce que ça donne à partir de mai…

La mosquée bleue

Le monde à Istanbul

J’ai trouvé que 3 jours sur place était largement suffisant. Bon, il faut dire que plus le temps passe et moins j’aime la ville. Au delà de 3 jours je pense que je n’aurais plus apprécier. Nous avons fait énormément à pied. Bon, nous sommes une famille de marcheurs du coup nous aimons ça, surtout que mon père et moi sommes très bon en orientation, donc la peur de se perdre ne fait pas partie de l’aventure. A noter tout de même que la ville est fatiguante car loin d’être plate. Nous passons notre temps à grimper des escaliers, descendre des collines et apprécier les 10 mètres de plat quand ils sont là. C’est aussi ce qui fait la charme de la ville. Quand vous vous trouvez tout en haut, par exemple dans les jardins du palais de Topkapi, vous avez une vue incroyable sur la ville en contre bas, le Bosphore et la rive Asiatique si vous regardez à droite. Mais là où la ville est magique, c’est le long de l’eau. Quand vous vous trouvez au niveau du pont Galata et que vous faites face à l’ancienne ville (les vieux quartiers), vous avez un puzzle de mosquées qui pointent un peu partout. La ville parait presque entassée de maisons et  de mosquées colorées avec des dorures un peu partout. Globalement, je n’ai pas trouvé la ville particulièrement sale (je trouve Barcelone plus sale par exemple). Comme Lisbonne, on y voit énormément de maisons abandonnées, mais la ville est quand même très vivante. Nous avons traversé certains quartiers non touristiques comme nous faisions tout à pied et l’univers change un peu. On sent que les zones touristiques sont surveillées et nettoyées mais pour autant la ville reste agréable à visiter.

Entre le Grand Bazar et le marché Egyptien, les petites rues

Le grand Bazar

Et justement, j’avais un peu peur d’aller dans un pays musulman car je ne suis pas croyante  et je n’ai donc aucune sensibilité à n’importe quelle religion et je me sens toujours un peu larguée dans un lieu de culte. Pour autant, je ne veux pas heurter les gens que ça soit pour une question de culture ou de religion. Et j’avais donc demandé conseil à une copine originaire d’Istanbul avant de partir pour savoir comment m’habiller sans choquer. Et bien, du moment que l’on couvre les genoux et que l’on se couvre la tête dans les mosquées, rien de bien compliqué. Je noterai aussi que je me suis sentie carrément plus à l’aise là bas qu’à Paris où je suis sans arrêt emmerder par de vieux connards de mec mal élevés qui se croient tout permis (coucou j’aimerais beaucoup expliquer à vos parents à quel point ils ont tout foiré). En fait, globalement, j’entends souvent des gens me dire « oua tu as du courage de voyager, ça craint là-bas, non? ». Et justement quand j’ai dit que j’allais à Istanbul, j’y ai eu droit. Qu’on se le dise, j’ai fait en 2017 et 2018 : Barcelone, Lisbonne, Thailande, Vietnam, Solvénie, Istanbul, Angleterre et Pays-Bas. Clairement là où je suis le plus en insécurité en tant que femme, c’est à Paris, vient ensuite Barcelone et les mecs qui mettent les mains sur les fesses puis plus rien. Pour le reste je n’ai jamais eu de sentiment d’insécurité… comme quoi !

Qu’est ce que j’ai visité à Istanbul ?

L’intérieur de la Petite Sophie

La Petit Sophie (Küçük Aya Sofya Camii)
Mosquée
Adresse : Küçük Ayasofya Mh., Küçük Ayasofya Cami Sk. No:20, 34122 Fatih/İstanbul
Visite gratuite

Cette petite Mosquée se trouve juste en face de l’hôtel où je logeais. C’est une ancienne église byzantine qui est maintenant une mosquée, comme beaucoup de monuments à Istanbul. C’est ce qui fait la richesse de cette ville. On y découvre des symboles de plusieurs religions dans un même édifice. Elle ressemble énormément à la grande Sophie et c’est pour cela qu’elle a été rebaptisée ainsi. Elle est très jolie et lumineuse. Elle est cachée dans un dédale d’immeubles et offre un calme appréciable dans cette ville. Le responsable de la mosquée nous a montré tous les symbole cachés dans l’édifice, c’était vraiment sympa de profiter du calme et d’avoir en plus quelques « explications » (c’était des gestes car nous ne parlions pas de langue commune).

Musée & Basilique Saint Sophie

Intérieur de Sainte-Sophie

Sainte-Sophie

La basilique Sainte-Sophie (Ayasofya)
Musée, anciennement église puis mosquée.
Adresse :
Prix d’entrée : 40 livres (environ 5 euros)

C’est LE symbole d’Istanbul avec la Mosquée Bleue qui se trouve juste en face. Attention, il y a foule ! Aujourd’hui, c’est devenu un musée, en rénovation depuis très longtemps, du coup, on n’accède pas à la totalité de l’édifice. Je suis toujours un peu dérangée de devoir payer le prix fort d’un monument que je ne vois qu’en partie. Ici, la moitié était cachée par des échafaudages ce qui enlève totalement la grandeur du bâtiment. Elle est hyper impressionnante pour autant avec sa coupole immense. Préférez le matin en début de journée pour éviter la foule de cars de touristes. A noter qu’Istanbul est la ville des animaux, chats et chiens y vivent, dans la rue mais encadrés par la ville (tous pucés). Il y a des chats qui vivent dans la Basilique et qui sont trèèèèès calins. Je me suis fait jalouser par un paquet de touristes quand un chat est venu sur mes genoux pour un gros câlin (moi j’étais au max du bonheur avec mon gros matou tigré sur les genoux parfaitement au centre de la coupole).

Mosquée Bleue

Intérieur Mosquée bleue

La mosquée bleue depuis Sainte-Sophie

La Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii )
Adresse : Sultan Ahmet Mahallesi, Atmeydanı Cd. No:7, 34122 Fatih/İstanbul
Visite libre, sauf à l’heure des prières (elles sont indiquées à l’entrée pour vous aider à vous repérer).

Attention, cette fois il faudra être bien couvert, pas de genoux apparents pour les hommes et les femmes. Pas de vêtement trop moulant et les cheveux couverts pour les femmes. Si vous n’avez pas prévu, à l’entrée de chaque grande mosquée on vous prêtera jupe et foulard. Pour ma part, j’ai cru que ma robe était assez longue mais il manquait 2 cm, c’est la seule mosquée où on m’a demandé de couvrir les jambes, partout ailleurs ils me laissaient entrer sans souci. Pour les cheveux, j’avais mon écharpe (il ne faisait pas hyper chaud) du coup, hop ! je le basculais sur les cheveux dans les lieux de culte. Cette mosquée est ultra connue, on y voit des photos incroyables circuler sur internet. Comme beaucoup de touristes, j’ai été un peu déçue par les couleurs qui n’ont rien à voir avec ce que je voyais sur internet. La retouche photo permet de mettre en avant la beauté d’un lieu parfois écrasé par la photo mais ici j’ai été un peu déçue de découvrir qu’ils en faisaient un peu trop en terme de retouche. Elle reste sublime et immense, mais un peu décevante quand même. Attention, ça pue des pieds ! Comme on doit se déchausser, ça m’a vraiment marqué dans celle-ci.  Pour le reste, nous avons une entrée visiteurs qui permet de laisser en paix ceux qui se rendent dans la mosquée pour prier. Si vous pouvez choisir, en fin de journée, les lumières sont magnifiques autour de la mosquée sur la place et le soleil pointe dans les vitraux ce qui lui donne une jolie couleur !

La place de l’Hippodrome

Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue se trouvent sur cette place, on peut donc en peu de temps faire les 3 grands symbole de la ville. Cette place se trouve à 10 minutes à pied de l’hôtel (qui est au cœur du quartier des hôtels). Nous y passions plusieurs fois par jour et surtout nous prenions plaisir à y aller le soir, quand la nuit était tombée pour admirer les bâtiments éclairés avec les mouettes qui volaient et faisaient des ombres en passant devant les projecteurs. Il ne reste plus grand chose de l’Hippodrome en dehors de la forme au sol et deux obélisques et une colonne de bronze. Mais l’ambiance est là. C’est un lieu de passage bien animé.

Mosquée Soliman le magnifique

Vue depuis le jardin de la mosquée

L’entrée de la mosquée

Mosquée de Soliman le Magnifique
Adresse : Süleymaniye Mahallesi, Prof. Sıddık Sami Onar Cd. No:1, 34116 Fatih/İstanbul
Visite libre, sauf à l’heure des prières

Des mosquées, à Istanbul, il y en a un sacré paquet. Et même dans les plus connues, il y en a beaucoup. Du coup, nous avons fait le choix de rester assez central. La dernière grande mosquée que l’on a fait c’est Soliman le Magnifique. Aussi grande (voir plus ?) que la Mosquée bleue. Elle est dans le même esprit avec un détail notable : le monde en moins. Nous l’avons visitée un jour de semaine (mardi) et quelle surprise d’être 5 personnes dans cette immense mosquée. Je l’ai préférée à la Mosquée bleue sans doute parce que l’absence de monde m’a laissé plus de temps pour la regarder. De plus, elle se trouve sur les hauteurs d’une colline et offre une sacrée vue sur le Bosphore ce qui est aussi agréable.

En dessous du pont Galata : les restaurants

Au dessus du pont : les pécheurs

Depuis le bateau

Vue sur le pont Galata, la tour Galata et l’autre rive européenne d’Istanbul

 

Le Bosphore et le pont Galata

Autre symbole de la ville : l’eau. Elle coupe la ville en deux et offre une vue, depuis l’eau, vraiment sympa de la ville. On peut soit traverser par quelques ponts dont le plus connu des touristes : le pont Galata, soit faire un tour en bateau. Le pont Galata n’a rien de magnifique, mais c’est plutôt le fait d’y voir tous les pêcheurs sur le dessus du pont et les restaurants en contre bas, au bord de l’eau qui le rend populaire. Si vous optez pour un tour en bateau, il y a tout un tas de compagnies sur le bord de l’eau. Nous avons opté pour XXXX, nous avions été conseillés par notre hôtel. Il y a plusieurs départs par jour, mais mieux vaut se renseigner en début de journée pour être sûr de ne pas louper le dernier. Le tour dure 1h ou 1h30 (souvenir vague bouhhh) et permet de traverser l’immense ville.

Photo prise en pause très longue car on n’en voyait pas autant à l’oeil nu.

La Basilique Citerne
Horaires : 9h – 17 du lundi au dimanche
Prix : 20 livres turques (2,5 euros environ)
Adresse : Alemdar Mahallesi, Yerebatan Caddesi, No:1/

Ma petite déception du voyage. Ce lieu est hyper connu et dans tous les guides. Il faut dire que c’est assez original de visiter une citerne souterraine très ancienne puisqu’elle date de 532. Elle compte 336 colonnes dont deux qui représentent des têtes de méduse. Il y a du monde mais la queue est rapide car la visite se fait rapidement et permet donc une circulation fluide. L’entrée coûte 20 livres. Sur le papier, je trouvais ce lieu cool. Mais le vrai souci c’est que, par un choix douteux, ils ont décidé de ne mettre quasiment aucun éclairage. On ne voit donc pas l’immensité de la salle, ni même la totalité des colonnes et il y a foule autour des deux méduses, là encore faiblement éclairés. En toute franchise, la visite ne vaut pas le coup à mes yeux. J’ai fait des photos en posant mon appareil pour faire un temps de pause extra long et ainsi vous montrer les colonnes. Verdict : je les ai découvertes le soir sur mon ordinateur et non durant la visite. En résumé, autant regarder un reportage télé qui a bénéficié de supers éclairages le temps du tournage.

Les jardins du palais Topkapi

Le palais de Topkapi
Horaires : 9h – 4h (fermé le mardi)
Prix : 40 livres tuques (environ 5 euros)
Adresse : Cankurtaran Mahallesi, Topkapi Palace Museum, 34122 Fatih/

C’est l’un des emblèmes de la ville et pourtant j’ai failli l’oublier dans cet article. Je dois reconnaitre qu’il ne m’a pas marqué. Cela reste bien sur personnel mais j’ai trouvé que le palais est terriblement mal éclairé, il y a des pièces ou l’on distingue à peine les éléments présentés ou les mosaïques. Elles sont pourtant sublime mais l’absence de lumières empêche de les admirer correctement. Bien sur il y a du monde donc on doit parfois faire la queue pour voir un morceau de pièce et les photos y sont interdites à mon grand regret car j’aurai adoré garder un souvenir pour mieux vous en parler. Le palais reste immense et impressionnant. Une visite guidée doit être hyper intéressant. Sur l’extérieur on a une très belle vue sur la rive Asiatique et européenne d’Istanbul.

 

Autour du grand Bazar, les petites rues.

 

Le grand Bazar

Ahhhhh les bazars c’est toujours une découverte. Il est très grand, tout en haut d’une colline (coucou les cuissots) et l’intérieur est un vrai labyrinthe d’allées couvertes qui vendent un peu de tout. On ne va pas se mentir, il est là pour les visiteurs et tout est très cher mais l’ambiance est vraiment cool. On y voit des « garçons de café » passer avec des plateaux de thé brûlant pour les commerçants, des lumières partout, des monts d’objets en tout genre et du TISSSSSUUUUUUU. On y a passé une demi journée avec plaisir. Il y a aussi quelques cafés pour se faire une pause avant de reprendre la route. Si vous n’êtes pas bon en orientation, n’oubliez pas le plan, il vous sauvera ! Je n’avais pas repéré d’adresses en particulier mais je savais que je trouverais un peu de tissu. Il y a bien une allée. En fait, chaque allée a une thématique. J’y suis donc arrivée par hasard et je suis restée raisonnable. Je n’ai acheté qu’un coupon de tissu (trop fière de moi). Le plus sympa est encore de faire tout le tour pour y découvrir les différents artisanats présents dedans ! Attention quand même aux prix, ils gonflent un max et ce n’est pas toujours possible de négocier. A noter que, tout autour du bâtiment, il y a la continuité du bazar et là, c’est le vrai bazar local. On y trouve pleiiiin d’autres choses et bien moins chers. Il y a même une rue des grossistes mercerie qui vend des boutons et du fil en pagaille (après, ça n’a rien d’exceptionnel donc je ne me suis pas encombrée inutilement même si c’est un peu moins cher).

Intérieur du marché égyptien

Les loukoums du marché Egyptien

Les épices du marché Egyptien

Le marché égyptien

Encore un marché couvert, cette fois réservé aux épices et à la nourriture. C’est le moment d’en prendre plein les yeux avec les montagnes de loucoums, les belles couleurs chaudes et la hauteur sous plafond de folie. Il est vraiment très beau et pas très grand (cette fois impossible de se perdre !). Tout autour il y a des allées en pagaille de marché. On y trouve de tout, çà grouille de partout (dur dur de ne pas perdre la moitié de sa team voyage hein). J’ai adoré le marché couvert autant que les allées autour. Il y a une vraie ambiance et en plus on y trouve de quoi manger pour pas très cher. Il est sur le bord du Bosphore au niveau du Pont Galata ce qui le rend facile d’accès. Un souvenir qui m’a marqué. Je voulais goûter des loukoums (je n’avais jamais goûté de ma vie) et du coup, avant d’en acheter 1000kg, je n’en voulais que quelques uns pour mon dessert. Quand le vendeur a vu mes 5 pauvres morceaux, il me les a offerts. C’était vraiment cool (et puis c’était trop bon hein). Globalement, j’ai trouvé les Turques vraiment mais alors vraiment sympas, un vrai plaisir pour la Française que je suis qui découvre en voyageant à quel point on est vraiment un pays de mal élevés (parfois, j’avoue, je dis que je suis Belge tellement j’ai honte de la réputation que le Français a à l’étranger… je l’avoue).

Le marché des femmes

Cette fois, on s’éloigne un peu des classiques d’Istanbul pour un marché beaucoup plus « local ». Il se trouve en dehors du vieux centre ce qui offre l’occasion de traverser l’Istanbul des habitants. On y est allé à pied donc on a traversé tout un tas de quartiers différents. Ce marché est plus « difficile » pour les âmes sensibles. On y voit de la viande et tout un tas de choses dures à identifier qui pendent un peu partout et de grands couteaux de boucher trancher avec force la viande. On sent que c’est un vrai marché où les habitants viennent se fournir. Je vous avoue qu’à 10h du matin, çà a été rude pour moi.

Place devant le marché Egyptien

Et c’est fini pour mes 3 jours à Istanbul. Il y avait encore énormément à faire, mais nous avons déjà bien rempli nos journées surtout que nous avons tout fait à pied. La ville est vraiment sympa et elle mérite qu’on prépare un peu le voyage avant d’y aller. D’ailleurs, pour ce voyage, nous avions opté pour le cartoville Istanbul + le lonely planet. Pour ma part, j’ai préféré le Lonely Planet car il y avait bien plus d’informations sur l’histoire des lieux que nous visitions. La carte est moins détaillé, mais avec les téléphones maintenant c’est moins un soucis (petite astuce, chargé votre carte quand vous avez du wifi, passez en mode avion et hop miracle map vous repère toujours donc vous savez ou vous vous situez).

 

Avant de conclure, si vous avez envie de suivre toutes mes prochaines aventures n’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram ou Facebook et partager cet article sur Pinterest ou les autres réseaux sociaux.

City guide : 3 jours à istanbul mes bonnes adresses

Istanbul est une ville qui vous fait envie ? Qu’avez-vous préférez dans cet article ?