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J’ai fait mon baptême en montgolfière (et je suis toujours vivante)

bapteme en montgolfiere - nord de la france - récit

Cet été, j’ai eu une furieuse envie d’être en l’air. Après un vol en parapente, au dessus du lac d’Annecy début août. Maiiiiis siiiiiii je vous ai raconté mon premier vol à la Réunion et surtout ce second vol dans mon article « J’ai fait du parapente grâce à une smartbox ». Bon et bien, fin août, je suis repartie 1000m au dessus du sol, cette fois dans le Nord, en montgolfière.

Pour la petite histoire, c’était le grand rêve de mon popaaaaa et du coup, à Noël, on s’est cotisés pour lui offrir un vol. On a choisi Les Ballons Migrateurs car c’est l’entreprise qui vole juste au dessus de chez nous. Souvent, les ballons passent près de la maison et on espérait que ça serait le cas pour ce vol. Comme on lui a offert pour Noël, il a attendu les beaux jours. Et moi, soudainement, je lui ai dit « ça te dérange si je viens ??? ». J’ai une liste de rêves à réaliser et elle est tellement longue que je ne veux plus attendre. Je me suis dit « ok tu t’offres ça juste parce que tu en as envie ». C’est ainsi que j’ai débité mon compte en banque de 185 euros (que c’est douloureux ce moment) pour réserver ma place.

Après ça, ça a été une aventure de réserver sa place… les montgolfières ne volent que le matin, au lever du soleil, ou, le soir, au coucher du soleil. Il faut des conditions métrologiques hyper particulières. Un peu de vent mais pas trop, pas de pluie… bref, dans le Nord c’est…une aventure d’obtenir ça ! C’est ainsi que nous avons eu 3 vols annulés étalés sur 3 mois (puisqu’à chaque vol annulé, le jour même, il faut reréserver et forcément il y a des semaines d’attente…). On a fini par réserver un vol du matin (je voulais le soir mais ils étaient systématiquement annulés et on commençait à voir la mauvaise saison arriver…). C’est ainsi que le 24 août, nous avons enfin embarqué dans cette immense nacelle pour 16 personnes !

Notons que j’ai un vertige de folie et que j’appréhendais un peu tout de même. En parapente, pas de soucis, mes pieds ne touchent pas le sol donc aucun effet de vide. Ici, je suis debout dans une nacelle. Mais bizarrement, rien ! Bon je n’ai pas penché la tête pour regarder sous mes pieds hein… Mais comme la nacelle est très haute (elle s’arrêtait au niveau de la poitrine) je me sentais protégée et elle avance tellement doucement (on ne ressent pas du tout le mouvement de la nacelle) que je ne me suis pas sentie mal !

Avant de décoller, tout le monde participe. Il faut d’abord descendre la nacelle, çà c’est l’équipe de l’aérostier qui s’en occupe, puis déplier le ballon. Tout le monde est mis à contribution et on comprend vite pourquoi ! Le ballon fait bien 15m de long. C’est à terre qu’il m’a le plus impressionné. Après ça, ils installent les ventilateurs pour gonfler le ballon à l’air froid. Une fois le ballon gonflé, l’aérostier envoie de l’air chaud pour qu’il se soulève et c’est à ce moment que l’on grimpe dans la nacelle. Il faut être un minimum en forme puisqu’il faut escalader et se faufiler dans un mini compartiment pour 4. J’avoue avoir trouvé trop petit l’espace. Nous sommes serrés par 4 dans des zones assez étroites et même se retourner dans la nacelle, debout, est un peu compliqué. Après ça, on commence à se soulever doucement mais le temps que la nacelle soit bien stable, le ballon est encore accroché au 4×4 puis d’un coup, on nous « lâche » et on part direction les airs. C’est tellement doux, j’étais impressionnée.

Ce jour là, la météo était moyenne, petite déception. Il faisait gris. Du coup, très vite, notre aérostier (le monsieur qui dirige le ballon) nous a emmené, par surprise, au dessus des nuages. Nous discutions tous ensemble, emprisonnés dans les nuages sans se poser de questions. C’était déjà un moment dingue ! Nous étions dans les airs, mais on ne voyait absolument rien en dehors d’un voile blanc opaque. Nous n’entendions plus du tout la terre (les voitures en gros). On ne se sentait plus du tout dans les airs quand soudain, on passe par dessus les nuages, on voit le soleil se lever, les couleurs étaient orangées et c’était DINGUE ! Cette vue, je l’ai depuis l’avion et c’est un de mes moments préférés. Cette fois, j’étais « dehors », je n’entendais rien, j’avais envie de toucher les nuages et je me préparais à voir les Bisounours se réveiller en chantant. J’ai été impressionnée de voir que l’on monte si haut en montgolfière.

Après ça, nous avons survoler les Flandres belges (je vis sur la frontière donc je passe mon temps entre la France et la Belgique). C’était assez plaisant et apaisant de survoler, en silence la campagne belge. On voit les animaux se balader d’un champ à l’autre, les enfants nous faire coucou et on arrête de respirer à chaque fois qu’on passe au dessus d’un gros fil électrique ou une autoroute. La durée du vol est aléatoire car elle dépend de la météo. La veille il n’avait tenu que 20 minutes en l’air, nous nous avons fait 1h10.

Vient ensuite l’atterrissage. Ahhhh j’avais hâte de vivre ça (bien que mon orteil fracturé trouvait qu’enchainer parapente et montgolfière était ambitieux, il n’avait pas totalement tort…). L’aérostier repère un champ, non cultivé (pour ne pas abimer les cultures) et tente de nous y poser. Ce n’est pas forcément gagné d’avance mais on sentait qu’il avait l’habitude. Ce moment est le plus impressionnant car on commence à frôler la terre. Ici, il y avait un énorme fossé devant le champ visé. Nous l’avons littéralement survolé à quelques centimètres, tout le monde était, bien sûr, persuadé que nous allions finir dedans et non ! La nacelle s’est posée moins d’1m après le fossé. Une fois sur le sol, et suivant les vents, elle peut se poser droit ou basculer. Nous avons basculé d’un coup (il y a des poignets dans la nacelle pour se tenir) et elle a parcouru environs 5m avant de se stopper net. C’est le moment le plus délicat : il faut s’extraire de la nacelle, coincé entre un inconnu et mon père, et l’orteil sous les fesses de l’inconnu (je vous l’avais dit qu’il avait peur de stresser le petit).

La dernière étape est de ranger le ballon. Une sacrée aventure d’équipe qu’il faut porter ensuite (ça vaaa seulement 450 kg le ballon et 700 kg la nacelle hein). On a fini cette aventure sur la place d’Ypres avec un croissant et une coupe de champagne (aloooors j’étais donc la seule à prendre l’option jus d’orange, à 9h du matin, ça me paraissait si raisonnable). Après ça, je suis allée travailler parce qu’il faut bien le payer ce vol !

Verdict : c’était chouette. J’avoue préférer le parapente, un peu plus dynamique que la montgolfière. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie de faire le fameux vol au dessus des châteaux de la Loire et bien sûr celui au dessus des temples en Birmanie. Il faut être un minimum en forme car monter dans la nacelle et surtout l’atterrissage sont moins doux que le parapente. Et avoir un bon karma pour voler un jour de beau temps car c’est assez compliqué d’avoir son vol. En moyenne il n’y a que 1 vol sur 4 qui se fait. Donc nous étions dans la moyenne avec 3 annulations.

Pour ma part, j’ai choisi Les Ballons Migrateurs dans le Nord, les ballons partent soit de Bondues (proche Lille) soit au moulin de Boeschèpe dans les Flandres sur la frontière Belge. Un vol coûte maintenant 185 euros. Le système est très pratique puisqu’on peut tout réserver en ligne et le jour même ou la veille, il y a un numéro de téléphone à appeler, on tombe directement sur le répondeur et ils annoncent les vols maintenus (en donnant l’heure et lieu de rendez-vous) et le vol annulé. Pour mon vol à 7h du matin, j’ai appelé la veille à 19h pour avoir les informations comme ils ne peuvent pas prévoir plus en avance à cause de la météo.

 

Et vous, un vol en montgolfière, ça vous tente ? Vous l’avez déjà fait ? Racontez-moi comment s’est passé votre vol et où c’était !